Les nodules thyroïdiens sont fréquents et souvent bénins. Pourtant, leur apparition peut générer de l’inquiétude, surtout lorsqu’ils sont découverts fortuitement lors d’une échographie ou d’un examen clinique.
Mais à quel moment un nodule devient-il préoccupant ? Quels sont les signes qui doivent alerter ? Et quelles sont les options de traitement disponibles aujourd’hui, notamment au Maroc ?
Le Dr Younes Chekkoury, ORL spécialisé à Casablanca, vous explique dans cet article tout ce qu’il faut savoir sur les nodules de la thyroïde, de leur dépistage à leur prise en charge, en passant par les techniques mini-invasives modernes.
Qu’est-ce qu’un nodule thyroïdien ?
Un nodule thyroïdien est une masse ou une tuméfaction anormale qui se développe au sein de la glande thyroïde.
Dans la majorité des cas, il s’agit d’un nodule solide ou liquide (kystique), unique ou multiple, bénin et sans conséquence clinique.
On estime que plus de 50% des personnes âgées de plus de 50 ans présentent au moins un nodule, souvent sans le savoir.
Les nodules peuvent être détectés lors :
- d’une palpation cervicale en consultation,
- d’une échographie du cou,
- ou d’examens réalisés pour d’autres raisons (scanner, IRM, etc.).
Quels sont les symptômes d’un nodule thyroïdien ?
Beaucoup de nodules sont asymptomatiques, notamment lorsqu’ils sont petits et non compressifs.
Cependant, certains peuvent provoquer des signes cliniques, selon leur taille, leur localisation ou leur activité hormonale.
Symptômes possibles :
- Une grosseur visible à la base du cou, évoluant lentement,
- Une gêne à la déglutition, sensation de « boule dans la gorge »,
- Une pression ou une gêne respiratoire dans certains cas,
- Des troubles de la voix (rareté),
- Parfois, des signes d’hyperthyroïdie si le nodule est fonctionnel (palpitations, amaigrissement, nervosité, etc.).
À noter : Un nodule douloureux est rarement cancéreux. Une douleur brutale peut indiquer une hémorragie intra-nodulaire bénigne.
Quand faut-il consulter un ORL ou un endocrinologue ?
Même si la majorité des nodules sont bénins, toute masse cervicale nouvelle ou persistante doit faire l’objet d’un bilan médical.
L’ORL ou l’endocrinologue procède à un examen clinique, souvent suivi d’une échographie cervicale.
Il est recommandé de consulter dans les cas suivants :
- Masse palpable au niveau du cou, surtout si elle grossit,
- Antécédents familiaux de cancer thyroïdien,
- Symptômes évoquant une hyperthyroïdie ou une compression,
- Irradiation cervicale dans l’enfance,
- Présence de plusieurs nodules (goitre multinodulaire).
L’objectif de la consultation est de distinguer les nodules à risque de ceux qui ne nécessitent qu’une surveillance.
Quels examens pour évaluer un nodule thyroïdien ?
L’évaluation repose sur plusieurs examens complémentaires :
Échographie cervicale
C’est l’examen de référence. Il permet d’analyser :
- la taille, la forme et la structure du nodule,
- la présence de calcifications,
- la vascularisation,
- la présence d’autres nodules ou de ganglions.
Une classification appelée TIRADS aide à évaluer le risque de malignité.
Cytoponction thyroïdienne (biopsie à l’aiguille fine)
Indiquée si le nodule présente des critères échographiques suspects (TIRADS 4 ou 5) ou s’il mesure plus de 1 cm.
Elle consiste à prélever quelques cellules à l’aiguille fine pour analyse au microscope.
Résultat en quelques jours, classé selon la classification de Bethesda (I à VI).
Bilan biologique thyroïdien
Permet de mesurer les hormones TSH, T3, T4, pour évaluer la fonction de la glande.
Un nodule chaud (hyperfonctionnel) est souvent bénin, alors qu’un nodule froid peut nécessiter plus de vigilance.
Nodule bénin ou malin : comment faire la différence ?
Environ 5 à 10 % des nodules sont cancéreux, souvent des cancers de bon pronostic comme le carcinome papillaire.
Certains critères échographiques et cliniques peuvent faire suspecter une malignité :
- Nodule hypoéchogène et irrégulier,
- Présence de microcalcifications,
- Croissance rapide,
- Ganglions cervicaux associés,
- Antécédents de cancer thyroïdien dans la famille.
Le diagnostic définitif repose toujours sur l’analyse cytologique ou histologique.
Quelles sont les options de traitement ?
Tout dépend du type de nodule, de sa taille, de ses symptômes et de son risque de malignité.
Surveillance simple
Si le nodule est petit, bénin, non évolutif et asymptomatique, une simple surveillance annuelle suffit (échographie, palpation, bilan hormonal).
Traitement médical
Utilisé en cas de goitre multinodulaire bénin ou de troubles hormonaux associés (hyperthyroïdie légère).
Des médicaments comme la lévothyroxine peuvent être prescrits dans certains cas.
Traitements mini-invasifs : thermo-ablation
Une alternative moderne à la chirurgie pour les nodules bénins gênants :
- Radiofréquence,
- Éthanol,
- Laser ou micro-ondes.
Ils permettent de réduire le volume du nodule sans retirer la thyroïde, avec un temps de récupération très court.
Ces techniques sont en plein développement au Maroc, notamment à Casablanca.
Chirurgie thyroïdienne
Indiquée dans les cas suivants :
- Nodule suspect ou cancéreux,
- Gêne esthétique ou fonctionnelle,
- Hyperthyroïdie résistante,
- Goitre compressif.
Elle peut être partielle (lobectomie) ou totale (thyroïdectomie), parfois assistée par des technologies avancées (robot, chirurgie sans cicatrice).
Chirurgie de la thyroïde sans cicatrice : une innovation disponible à Casablanca
Le Dr Younes Chekkoury propose à ses patients la chirurgie robotique transaxillaire, une technique innovante qui permet de retirer la thyroïde sans laisser de cicatrice visible sur le cou.
Cette technique, assistée par robot Da Vinci, est particulièrement indiquée pour :
- Les patient(e)s jeunes ou soucieux de l’esthétique,
- Les nodules bénins ou unilatéraux,
- Certains microcarcinomes bien localisés.
Avantages :
- Résultat esthétique optimal,
- Moins de douleurs post-opératoires,
- Hospitalisation courte,
- Récupération rapide.
Conclusion
Le nodule thyroïdien est une affection fréquente, souvent bénigne, mais qui mérite une évaluation rigoureuse.
Grâce aux progrès du diagnostic et aux techniques mini-invasives, la prise en charge est aujourd’hui plus précise, plus rapide et plus confortable pour les patients.
À Casablanca, le Dr Younes Chekkoury, spécialiste ORL, propose une approche complète et personnalisée pour chaque patient :
bilan ORL, échographie, cytoponction, traitement médical ou chirurgical, y compris la chirurgie sans cicatrice assistée par robot.
En cas de doute, n’attendez pas : un simple bilan peut faire toute la différence.


